wandering queer

brouillon, dans le désordre et au crayon gris

“let a girl fight, and she will know” 28 novembre 2011

Filed under: English,fais tourner (pompé ailleurs),féminisme,LGBTI — stupidfrog @ 02:10

ah, si j’avais pris la peine de regarder le clip, et d’essayer de comprendre les paroles, à l’époque… peut-etre ça m’aurait évité des années d’errement dans l’hétérosexualité ?
i (heart) Gala
(et, accessoirement, i (heart) les années 90. non mais matez moi ces looks !)
(traduction de passages choisis, plus bas)

 

Let a Boy Cry – Gala

 

I pass through noise and silence, I walk alone
It’s a beautiful day, it’s raining and it’s cold
Reflected onto the wet pavement, can you see what I see?
The trembling image of my eyes that are still free

And they say silver, I choose gold
I’m not afraid to be alone
Someone will judge his gentle soul
Let the boy cry and he will know

CHORUS:
And they say silver I choose gold wooooo
I’ve never done as I’ve been told woh oh oh oh oh
(x4)

You’re always waiting for somebody and you don’t like yourself
They made you change, do you remember when you were someone else
Soldiers and dolls won’t give away my childhood dreams
I was a pirate, I conquered, and I sailed free

And they say silver, I choose gold
I’m not afraid to be alone
Someone will judge her crazy soul
Let the girl fight and she will know
And they say silver, I choose gold
I’m not afraid to be alone
Someone will judge his gentle soul
Let the boy cry and he will know

 

“Ils disent argent, moi je choisis l’or
j’ai pas peur, d’être toute seule -
j’ai jamais fait comme on me disait
quelqu’un sauvera, son âme de tarée,
laisse une fille se battre, et elle saura
quelqu’un sauvera, son âme de gentil,
laisse un garçon pleurer, et il saura”

 

“tu attends toujours quelqu’un et tu t’aimes pas
ils t’ont fait changer, tu te souviens quand tu étais quelqu’un d’autre ?
les soldats et les poupées ne trahiront pas mes rêves d’enfant
j’étais pirate, j’ai conquis, et j’ai navigué libre”

 

 

 

Footnote To Howl – Allen Ginsberg 20 novembre 2011

Filed under: English,fais tourner (pompé ailleurs),pouésie — stupidfrog @ 00:33

l’hiver arrive, et 2 choses m’ont refait penser à ce 24 décembre mémorable où je gueulai Holy sur la scène d’une chapelle squattée. Un petit hommage à saint Ginsberg.

 

Holy! Holy! Holy! Holy! Holy! Holy! Holy! Holy! Holy!
Holy! Holy! Holy! Holy! Holy! Holy!
The world is holy! The soul is holy! The skin is holy!
The nose is holy! The tongue and cock and hand
and asshole holy!
Everything is holy! everybody’s holy! everywhere is
holy! everyday is in eternity! Everyman’s an
angel!
The bum’s as holy as the seraphim! the madman is
holy as you my soul are holy!
The typewriter is holy the poem is holy the voice is
holy the hearers are holy the ecstasy is holy!
Holy Peter holy Allen holy Solomon holy Lucien holy
Kerouac holy Huncke holy Burroughs holy Cas-
sady holy the unknown buggered and suffering
beggars holy the hideous human angels!
Holy my mother in the insane asylum! Holy the cocks
of the grandfathers of Kansas!
Holy the groaning saxophone! Holy the bop
apocalypse! Holy the jazzbands marijuana
hipsters peace & junk & drums!
Holy the solitudes of skyscrapers and pavements! Holy
the cafeterias filled with the millions! Holy the
mysterious rivers of tears under the streets!
Holy the lone juggernaut! Holy the vast lamb of the
middle class! Holy the crazy shepherds of rebell-
ion! Who digs Los Angeles IS Los Angeles!
Holy New York Holy San Francisco Holy Peoria &
Seattle Holy Paris Holy Tangiers Holy Moscow
Holy Istanbul!
Holy time in eternity holy eternity in time holy the
clocks in space holy the fourth dimension holy
the fifth International holy the Angel in Moloch!
Holy the sea holy the desert holy the railroad holy the
locomotive holy the visions holy the hallucina-
tions holy the miracles holy the eyeball holy the
abyss!
Holy forgiveness! mercy! charity! faith! Holy! Ours!
bodies! suffering! magnanimity!
Holy the supernatural extra brilliant intelligent
kindness of the soul!

Berkeley 1955

 

celles qui… 2 novembre 2011

Je reviens juste d’une résidence de quelques jours autour du slam, écriture, mise en voix, etc, avec des copines.
C’était très riche, intense, ça m’a permis d’avancer sur plein de trucs, et ouvert plein de nouvelles questions aussi…
Bref, voilà un bout d’un texte (Lire la suite…)

 

my drunk kitchen 8 août 2011

Filed under: English,fais tourner (pompé ailleurs),riots not diets — stupidfrog @ 20:17

si je me remets à publier, faut que je partage ça avec vous.

Maybe, maybe, it made me laugh because i was a little bit tipsy myself. maybe.

le reste ici : http://hartoandco.com

 

à propos d’autonomie et d’amitié sexuelle 7 août 2011

Filed under: féminisme,non-monogamie — stupidfrog @ 14:24

… “Le propre de la monogamie est que chaque couple en fixe les limites, pourvu qu’elles existent. Dans le cas par exemple où un couple décide de donner la possibilité à chaque partenaire d’avoir des aventures sexuelles sans lendemain ou tout du moins sans affectif, il s’agit pour moi d’une non-monogamie sexuelle (comme il peut y avoir une non-exclusivité amicale, ou de vacances… mais ce sur quoi porte la liberté octroyée est bien nommé) ? ; les limites à d’autres relations étant bien présentes, la monogamie sévit toujours même si elle peut paraître moins rigide. La non-monogamie responsable ne pose donc aucune limite, et les diverses relations, bien que nécessairement différentes grâce à la singularité des individues, ne sont pas hiérarchisées en ordre d’importance, du style « nous vivons d’autres relations tant qu’elles ne mettent pas la nôtre en danger ». Ce n’est pas une relation en cours qui décidera du contenu de ce que je vivrai avec une autre personne, quel qu’en soit ce contenu. À ce niveau, je ressens la liberté dans le fait que rien n’en soit fixé à l’avance, ni limites, ni scénario, afin que la nouvelle relation ne soit pas biaisée dès le départ et puisse se développer dans toute sa richesse. Toutes les partenaires concernées ayant librement choisi la non-monogamie responsable, les intérêts des différentes individues sont pourtant pris en compte, contrairement à la non-monogamie irresponsable. Vu les enjeux, tout ne se passe pas bien évidemment dans l’harmonie, mais ça, ce n’est pas propre à la non-exclusivité.”…

(c’est moi qui souligne). Et bin voilà chaton, si tu dis ça comme ça, j’ai plus besoin d’essayer d’écrire un texte maladroit là dessus. Merci ! (je parle de ce passage, pas de toute la brochure qui aborde plein de trucs différents)

extrait de Corinne Monnet, A propos d’autonomie, d’amitié sexuelle et d’hétérosexualité, 1997 disponible sur infokiosques

 

Pas d’espace safe cette année 19 juillet 2011

le festival queer de Copenhague, qui a lieu chaque année en juillet, a, d’habitude, un texte qui définit comment faire de ce festival un espace “plus safe”. Cette année, illes ont décidé de ne pas le faire et ont publié un texte qui s’appelle “pas d’espace plus safe cette année”. Il me parait super interessant alors je l’ai traduit (de mon mieux, désoléE pour les mauvaises tournures).

La version originale est sur le site.

 

Pas d’« espace safe » cette année (queer Copenhague 2011)

En tant que groupe d’organisation du queerfestival copenhague 2011, nous avons décidé, après avoir discuté et fait le bilan du festival de l’an dernier, que nous voulons essayer de faire du festival de cette année un espace safe d’une autre manière que ce que nous avons fait les années précédentes. Par conséquent, nous avons décidé de ne pas pratiquer la « politique de l’espace plus safe » (Safer Space Policy, SSP) cette année.

La SSP était un long texte qui encourageait chacunE à regarder en face ses phobies et ses -ismes avant d’entrer dans le queerfestival, et aussi un résumé de toutes les choses que nous n’acceptons pas au festival. C’était centré autour de l’idée d’un espace qui donne une place centrale aux survivantEs.

Le texte en lui-même est très bien, et il couvre certaines questions très importantes. La raison pour laquelle nous ne voulons pas l’utiliser comme un pilier pour le festival de cette année, c’est que le texte en lui-même était devenu un ensemble de règles ou de lignes directrices autour desquelles on a structuré le festival. Il était devenu un outil important pour la résolution de conflits, quelque chose auquel on pouvait toujours faire référence pour résoudre un problème. Ce qui est très bien, sauf que cette « politique » était devenue en même temps la promesse d’un « espace safe » fictionnel. Une sorte de contrat qui garantissait automatiquement un espace safe quand on entrait dans le festival.

Le groupe d’organisation ne peut pas, seul, promettre ou être responsable de la « sécurité » (safety) générale au festival, c’est quelque chose que l’on attend de chacunE des participantEs. Nous avons l’impression que le fait d’avoir un ensemble de règles comme la SSP a enlevé une part de responsabilité et de réflexion individuelles, et nous voudrions les réintroduire.

Chaque personne arrive au queerfestival avec une histoire différente, et nous voudrions essayer de ne pas oublier ça, pour ne pas imposer des termes universitaires ou un langage queer-politiquement correct les unEs aux autres. Nous ne voulons pas finir par tomber d’accord sur des mots ou des termes sans en connaître réellement le sens, comme ça a pu être le cas avec la SSP.

Tout cela étant dit, nous espérons toujours que le festival soit un espace où nous combattons l’oppression structurelle, où nous prenons au sérieux que personne n’en soit victime, et que personne ne la performe. Nous espérons toujours que le festival soit un espace où on passe du temps et de l’énergie à prendre conscience et à remettre en cause nos propres positions et privilèges.

Par conséquent, nous ne sommes pas sûrEs que tout le monde doive se sentir safe tout le temps. Pas toutes les positions sont safe, et, si se sentir safe en tant que queer est important au festival, se sentir safe en tant que blancHE n’est peut-être pas forcément une bonne chose. On doit se souvenir que chaque fois qu’on interagit avec quelqu’unE d’autre, on représente des positions différentes. Parfois nos privilèges limitent la liberté d’autres personnes, parfois notre liberté est limitée par les privilèges d’autres personnes. Et donc, pour remettre réellement en cause nos positions, il se peut que nous devions laisser tomber l’idée de la « sécurité » (safety) personnelle de temps en temps, pour pouvoir faire un espace safe pour d’autres.

Et ce processus, en lui-même, n’est pas safe. C’est effrayant, dérangeant et parfois même douloureux.

Parce que, soyons clairEs, entrer dans le queerfestival ne veut pas dire qu’on entre dans une zone safe où toutes les luttes et les problèmes de la vie de tous les jours disparaissent par magie. Un espace safe n’est pas quelque chose dont on peut juste déclarer l’existence, c’est quelque chose que l’on doit continuellement travailler très dur pour créer.

En faisant ça, nous devons supposer que toutes les personnes qui prennent une semaine de leur vie pour participer au queerfestival le font parce qu’elles veulent passer une semaine avec d’autres queers, pour apprendre et se développer à la fois personnellement et en tant que groupe. Et parce que nous voulons détruire l’hétéronormativité, combattre le capitalisme et construire des alliances entre queers à travers le monde.

Malheureusement nous avons fait l’expérience qu’en réalité, avoir un ensemble de règles strictement définies (la SSP) créait un peu de la paranoïa. Ça générait une peur très forte de merder, et une attente constante que quelqu’unE d’autre allait merder.

Un but pour le festival peut être d’en faire une sorte de bulle, où on ne dépasse aucune frontière et on n’écrase aucun orteil, un refuge loin de toute la merde hiérarchique avec laquelle il faut faire partout ailleurs. Quelque part, c’est peut-être ce qu’on a essayé de créer en ayant une SSP les années précédentes. Mais malheureusement on ne peut pas se placer au dessus des hiérarchies et de l’oppression structurelle juste en ayant un ensemble de règles qui l’interdit. Du coup, on a parlé d’essayer, au moins pour cette année, de faire éclater cette bulle. Parce que, même si cette bulle peut-être un espace super confortable à habiter, au moins pour certainEs, c’est aussi un espace avec très peu de place pour grandir, apprendre, (se) développer.

On travaillera sur les structures racistes au festival, en continuant certaines discussions qui ont été commencées l’an dernier. Et pour cela, on doit être assez courageusEs, et ne pas juste faire semblant qu’on génère automatiquement un espace safe en étant « le festival queer ». On devra toutEs oser se remettre en cause, soi, et les unEs les autres. Regarder en face nos privilèges, nos oppresseurs, et nos positions. Et on aimerait que ça, ça fasse partie intégrante du festival.

On aimerait élargir l’idée de « sécurité » (safety), pour que ça signifie aussi un espace où merder n’est pas quelque chose de tellement douloureux ou honteux que personne n’ose essayer réellement de changer ses comportements. On aimerait que le festival soit un espace où nous n’avons pas peur de se remettre en cause, soi-même et mutuellement. Où on peut développer notre politique, nos théories et notre comportement social ensemble, où on peut combattre nos -ismes et nos phobies ensemble. Nous avons passé beaucoup de temps et d’énergie à parler des buts du festival et comment les réaliser au mieux. Et nous sommes impatientEs de continuer cette discussion avec vous touTEs pendant le festival.

Nous travaillons à trouver une façon différente d’intégrer la notion d’espaces plus safe dans le festival. Des ateliers, discussions, actions etc. Comme on l’a déjà souligné, c’est un boulot pour touTEs au festival, et nous vous encourageons donc à discuter dans vos groupes locaux, avant de venir au queerfestival.

Nous sommes impatientEs de vous voir.

Le groupe de pré-organisation

Copenhague queerfestival 2011

 

peur 24 janvier 2011

Filed under: pouésie,sexe: yes it's fucking political! — stupidfrog @ 20:10

puisqu’on peut pas être cohérente tout le temps, ça serait pas drôle, un petit texte que j’ai écrit à peu près en même temps que le dernier que j’ai publié.
c’était pendant un atelier d’écriture. le principe du logorallye (c’est une contrainte de l’OuLiPo) c’est on est 9 là par exemple, la première personne donne un mot (abricot), on l’écrit et on part de là – au bout d’une minute la deuxième donne un mot (arbre) et on doit l’intégrer tout de suite à notre texte, etc.
ici le thème c’était la peur, et les mots donnés sont en gras

abricot rouge orange comme mes joues quand tu t’approches
tension le sang qui monte tension attention à – la couleur rouge orange de mes joues quand tu entres c’est pas vraiment de la peur plutôt comme, euh, une lueur, les battements de mon coeur qui s’accelèrent, arbre de noël ma face tout d’un coup, en dedans en dehors ça scintille ça pétille extérieur, intérieur ça me mange ça me ronge les joues rouges le coeur rongé par mes pensées j’ai peur de te l’avouer.
De rester sur le carreau quand je te l’aurai dit, avoué que je me suis éprise du bout de ton nez j’ai peur de l’abimer si je te le confesse ou de me fouler le coeur, ton bras si près de moi maintenant c’est pivoine du menton jusqu’au front et les jambes qui tremblent j’ai le coeur tout froissé, l’arbre de noël s’est délité le scintillement s’est fait la malle y’a plus que mon coeur qui s’emballe j’sais pas comment le retenir si ça continue il va sortir
par ma bouche et se répandre
partout autour de toi, sur ton nez et tes doigts
j’vois plus qu’une solution
j’vais aller me planquer dans les buissons
déguerpir très vite avant que le rouge écarlate
vire au violet patate
me cacher sous mon chapeau ou dans une carapace comme l’escargot
faire disparaitre le rouge orange de mes joues abricot.

 

comment faire autrement ? 18 décembre 2010

« souvent je me retrouve à rouler des pelles à quelqu’unE, parce que sur le moment je sais pas quoi faire d’autre pour me rapprocher d’ellui, lui montrer que je le/a kiffe ». (Lire la suite…)

 

is this why? 15 décembre 2010

i wrote this say, in the last year, but it’s still very accurate for me at the moment, with the issues i’m sorting out. it is not about someone in particular, just so you know.  what i write is always FICTION

Dear…
Yesterday, I badly wanted to kiss you. Or did I? Yesterday, I badly wanted to connect with you. I wanted to tell you I like you, the way you make me laugh and your cute accent, I appreciate/admire your choices and activities, and I would love to have a special relationship with you. That is… maybe I would love to hear a similar statement from you, I would like us to make it explicit that we want to see each other again, that we like the relationship being born and developing right in front of our eyes, and that we want to care and nurture it. I wanted to hear from you that you like me and think I’m special. I badly wanted to connect with you, and to leave with the feeling of something accomplished, shared, and not with an unbalance and a feeling of frustration.
And I couldn’t think of a way to achieve all that, other than kissing you.
Isn’t that sad?
Isn’t that totally inappropriate?
Couldn’t I just say that?
Is this why people kiss?

 

trois petits cadavres exquis pendus au plafond du tidibi… 24 novembre 2010

trois bébés effectués à la vas-vite sur un coin de table de caravane, dont les 4 mamans sont très fières.

http://tidibi.wordpress.com/2010/11/23/cadeau-danniversaire-pour-notre-tidibi-cheri/

 

 

 

pas d’enfant elleux non plus 22 octobre 2010

et merde, qu’est-ce qu’elle est belle cette chanson, chantée par une meuf dans l’emission dégenrée !
(emission sur la stérilisation volontaire en écoute ici !, chanson de 3:00 à 5:30)

Paroles : Henri Tachan, revues par dégenrée

Je ne veux pas d’enfant,
Pas de fruit à mon arbre,
A mon chêne, pas de gland,
A mon utérus, pas de barbe.
Je ne veux pas d’enfant
Pour consoler ma mort,
Pas de petit mutant,
Pas de petit Médor.

Je ne veux pas d’enfant
Qui sèche au tableau noir,
A la Guerre de Cent Ans,
Au fond d’un réfectoire,
Pas d’enfant aux curés,
Aux gradés, aux bidasses,
Pas d’enfant au piquet,
Ni première de la classe.

Je ne veux pas d’enfant
Qui pleure ou qui babille
Et dont on s’ra fierE quand
Il f’ra souffrir les filles.
Je ne veux pas d’enfant
Pour réussir mes rêves,
Les rêves des parents
Qui s’étiolent et qui crèvent.

Je ne veux pas d’enfant
Qu’on s’épingle en médaille,
Qu’on arbore clinquant
Bien avant la bataille.
Je ne veux pas d’enfant
Pour la paix des ménages,
Petit témoin tremblant
Des couples en naufrage.

Je ne veux pas d’enfant.
Je ne suis pas normalE.
J’ai déserté les rangs
Du troupeau génital.
C’est comme si j’étais pute,
Féministe et violente,
Enfin, de cette pègre
Qui fait peur à tout l’monde.

Je ne veux pas d’enfant.
Je le gueule à la face
De ce monde de grands
Assassins et rapaces,
Pas d’enfant pour vos guerres,
Vous les ferez sans lui.
Dans le sein de sa mère,
Elle objecte sa vie,

Dans le sein de sa mère,
Elle objecte sa vie !

 

zizek animated 19 octobre 2010

first as tragedy, then as farce (slavoj zizek on cultural capitalism and oscar wilde)

 

le TDB nouveau est arrivé ! 10 octobre 2010

Filed under: féminisme,queer/transpédégouine,squatt/autogestion — stupidfrog @ 20:31

… et pour fêter ça, en attendant l’anniversaire de ses 1 an d’existence,
le TrouDeBalle est un squat d’habitation et d’activités transpédégouine féministe à Toulouse : texte de présentation

et un blog, tout beau tout plein de paillettes (et de revolver!) : http://tidibi.wordpress.com, pour se tenir au courant de ses merveilleuses activités, et aussi pour en proposer !

 

polygamie, violences sexistes etc…: revue de presse spécial Auvergne 5 octobre 2010

dois-je me réjouir qu’il y ait tant d’articles que j’ai l’envie urgente de partager, ou pleurer de leur thème commun ?…

Polygamie : «Le Point» et la fabrication sociologico-médiatique d’une panique morale (Eric Fassin, mediapart)

…”Quand la fausse Bintou soupçonne son fils, qui « sèche les cours », de voler de l’argent, l’article ne recule pas davantage devant le lien de causalité : « Samba est-il en train de mal tourner parce qu’il vit dans une famille polygame ? C’est la question qui immanquablement trotte dans la tête. » [...] Le chercheur dit tout haut ce que les policiers disent tout bas depuis des années.” (lire l’article)

Sur Arte, un « féminisme » anti-immigrés (Mona Chollet, le monde diplomatique)

“Faut-il rappeler que, avant d’être un film de Jean-Paul Lilienfeld dénonçant la violence et le sexisme en banlieue, la « Journée de la jupe » a été une manifestation instaurée en 2006 par des enseignants d’un… lycée agricole breton (6), qui s’étaient rendu compte que les filles ne pouvaient pas y venir en jupe sans se faire insulter ?” (lire l’article)

 

et, sur le même thème, les incontournables Entrailles de Mademoiselle :

Femmes, pourquoi tant de haine ? (les entrailles de Melle)

“Que des mecs qui ont passé des décennies à traiter les féministes
d’hystériques mal baisées se pointent, la gueule enfarinée, fiers comme
des papes, pour se réclamer d’un féminisme dont ils ne connaissent
absolument rien, et en tirer toute la gloire d’être, eux, des hommes
bien, c’est tout simplement à vomir…” (lire l’article)

 

qui me donnent envie de linker aussi leur merveilleux article auvergnat :

Proverbe auvergnat (les entrailles de Melle)

“J’ai rencontré Mehdi à la fac. Il était en maîtrise de droit privé, mais personne n’est parfait. On s’est plu, on est tombé amoureux, on a vécu ensemble quelques années. C’est grâce à lui que j’ai réalisé que le répertoire de blagues et de poncifs sur les auvergnats était impressionnant. D’abord, disons le, Mehdi avait vraiment une gueule d’Auvergnat typique…” (lire la suite)

 

et, pour finir sur une note plus joyeuse (si, parce que là on peut avoir une influence directe : Sexion d’Assaut est en concert à Toulouse le 22 octobre.

“Sexion d’Assaut” au Ramier, le gérant : “On ne peut pas me traiter d’homophobe”

Allez, hop, on se bouge et on fait un truc.

 

remise à jour… 22 septembre 2010

Filed under: pouésie,vie du blog — stupidfrog @ 12:07

ça y est je crois, me revoilou doucement.

pour commencer, je vais publier les trucs écrits cet été. petit à petit. ils sont mis à la date où ils ont été écrits donc il faut fouiller…

pour l’instant, à part les trucs mis en avant ci-dessus, danse contact et politique des corps 1, danse et politique des corps 2,

 

 
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