wandering queer

brouillon, dans le désordre et au crayon gris

Protégé : guidelines. first draft (brouillon) 25 juillet 2012

Filed under: Uncategorized — stupidfrog @ 20:53

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omniprésence parasite 12 juillet 2012

Filed under: capitalism/liberalism,pouésie,queer/transpédégouine — stupidfrog @ 14:22

un texte drôlement absurde écrit à un atelier pendant le festival du CRI. je trouve que tous les textes écrits avec cette consigne-ci ont du sens malgré leur coté absurde.

 

 

Ici, pour maintenir dans un cerveau féminin ce calme si souhaitable, elle véhicule des propositions arbitraires, des vérités aguicheuses, des idées réactionnaires qui désarment.
Elle nous abreuve d’endorphines convaincantes, diabolise la pagaille, envahit la parole. Elle a le goût des amandes pourries.

Omniprésence parasite
Elle est
Elle est partout
Elle est omniprésence parasite
Brazilification mentale.

Mais ici, ici aussi, « un coup d’eau sur la gueule et c’est reparti ». Il s’agit de cultiver la gangrène, rendre le culte de la glande pérenne, se laisser persuader par de paresseux potagers.
Contre le goût des amandes pourries, contre l’amertume des batailles d’idées guindées, tester la résistance du pélican, la force d’inertie de la masse des grands-pères, activer nos papayes inconscientes, et, tel un panda subliminal, prendre parole.
Prendre la parole et ne plus la lâcher.

Brazilification, n.f. : le gouffre grandissant entre les riches et les pauvres.
On se comprend.

 

 

 


Consigne : (more…)

 

Pachyderme endimanché 5 juillet 2012

Filed under: pouésie,riots not diets/grosses — stupidfrog @ 14:20

Un petit texte écrit en atelier le mois dernier (la consigne est en bas).

 

 

Un pachyderme pataud et blafard tente la grâce de la décoration pailletée. Il affuble d’accessoires légers, fragiles et dorés, son gros corps gras et gris.

Ailleurs, il n’aurait pas senti le nécessaire de l’accoutrement. Ailleurs, son gros corps gras et gris aurait été adulé.
Alors, sa peau aurait luit, son souffle se serait épanoui. La grâce de ses gros mouvements lents aurait mérité un prix.
Debout sur le scène, il aurait agité son épiderme épais et rugueux, frétillé et gloussé sous l’enthousiasme débordant de la foule.
Peut-être aurait-il agrippé ses bourrelets à pleines mains pour mieux laisser la foule s’en délecter, peut-être aurait-il laissé tressauter sa chair sur une musique funky.
« Davantage de plis ! Davantage de gaucherie ! Davantage de gris ! » la foule en redemande et il exulte… …
Cependant, on est ici. On est dans cet ici-ci, et l’épiderme rugueux et blafard doit être camouflé, agrémenté, accessoirisé, endimanché, affublé, paré, dissimulé, christiandiorisé, maquillé, régimisé, parfumisé, paillettisé, mannequinisé,
em – bel – li.
En effet, il faut bien admettre que ce petit nœud papillon est du plus bel effet. Il vous met en valeur n’importe quel teint ; il vous sied à ravir, il vous printemps-été-2012, c’est une valeur sure, mad… mons… mon hipp… euh, cher client(e?) ?
Comment a-t-il pu s’en passer ? Comment n’avait-il rien remarqué ? C’est vrai, ce gris, c’est fade et dégoutant, sans adjuvant doré.
Il lui faut s’accessoiriser.

Hélas. Le nœud papillon ne suffit pas. Il améliore le teint, mais ne camoufle pas les disgracieux bourrelets. Il me faut un corset. Hélas, le corset ne suffit pas. Il fait rentrer les bourrelets, mais n’adoucit pas la peau. Il me faut…

 

 

 

consigne : une sculpture (une chaussure à talon en argile grise grossière et lourdingue, avec un petit noeud-noeud doré dessus, et un autre petit sur le talon).
1/Faire une phrase qui va être le début d’un truc, à partir de ça.
(on écrit la 1ere phrase)
2/ Ensuite, il nous donne les adverbes : ailleurs, alors, debout, peut-être, cependant, en effet, comment, hélas.
Commencer chaque phrase par l’un d’eux, si possible ds l’ordre.

 

 

PS: et, comme on en apprend tous les jours : j’écrivais pachiderme, et bin non, c’est pachyderme.
extraits de wikipedia : « L’ordre des Pachydermes regroupe de nombreuses espèces(…) Cet ordre est considéré obsolète car il est polyphylétique (défini par une ressemblance qui n’a pas été héritée d’un ancêtre commun, donc sans pertinence). (…) Il contenait des espèces comme les chevaux, éléphants, (…) rhinocéros, hippopotames, (…). En français courant, le terme pachyderme désigne plus particulièrement les éléphants, plus rarement les rhinocéros et les hippopotames ; leur point commun est d’avoir à la fois la peau très épaisse et deux défenses en ivoire (…). Le mot est également utilisé pour qualifier les individus maladroits, d’une manière moins péjorative que le terme de lourdeau. »