wandering queer

brouillon, dans le désordre et au crayon gris

du papier et de l’encre ! 28 janvier 2015

salut salut

alors je ne vous abandonne pas, hein. c’est juste que des fois je décroche de l’écran… et vous savez, je fais des trucs dingues comme lire des choses qui ne sont pas sur un écran, mais sur du *papier* (ça existe encore ce truc ??). Alors je me suis dit que pourquoi pas vous partager ça aussi ? Parce que c’est pas les coups de coeur qui manquent !

Ces derniers mois, j’ai un dealer infaillible : la bibliothèque municipale en bas de chez moi, qui paie pas de mine ; elle a un tout petit rayon pour annabeladultes, mais c’est des vrais bibliothécaires qui choisissent les bouquins qu’iels commandent et qui après t’en parlent. Bref à chaque fois que je me fournis chez elleux, sur 5 bouquins un coup de coeur, ça rate pas. Par exemple y’a quelques mois je suis tombée sur Annabel, de Kathleen Winter. C’est un bouquin de le personnage principal est intersexe, mais c’est pas un bouquin *que* sur ça, c’est ça qui m’a plu. C’est super bien écrit, ça se situe au Labrador et du coup c’est aussi la vie là bas, dans une petite communauté ; le rapport d’Annabel à sa sorte de marraine chelou, le deuil, tout ça tout ça. Bref, après t’as envie de le prêter à tout le monde.

(le résumé ici : http://www.babelio.com/livres/Winter-Annabel/337394 )

 

Après ça j’ai pris un tas dans lequel il y avait Si tout n’a pas péri avec mon innocence, d’Emmanuelle Bayamack-Tam, et quand je l’ai fini, j’ai prié fort pour qu’elle ait écrit plein d’autres livres, que je me suis empressée d’aller chercher et dévorer et c’est affreux j’en veux encore elle m’a même pas déçue.

(le résumé ici : http://www.babelio.com/livres/Bayamack-Tam-Si-tout-na-pas-peri-avec-mon-innocence/447587 )

le 4e de couv dit :

« Ce livre raconte comment l’esprit vient aux filles. On y apprendra, entre autres :
– comment naître à neuf ans
– comment survivre à la perte de l’innocence
– comment grandir sans sombrer
– comment aimer l’autre sans souhaiter sa diminution
– comment faire entendre la musique de l’alexandrin
– comment désirer sans fin
– comment remettre sa vie dans le bon sens « 

Et on va de bonne surprise en bonne surprise. Je l’avais pris pour un truc facile à lire et drôle, et en fait, bon, c’est un peu trash, mais surtout elle aborde plein de thèmes définitivement féministes… et c’est aussi très très drôle. Bon, pas autant que son autre bouquin, Une Fille du feu, où je me suis littéralement pissé dessus de rire toutes les 3 pages, quand j’étais pas en train de me faire une montée de « cette meuf est merveilleuse » (l’héroïne ? l’auteure ? je sais pas). un peu pareil avec Mon Père m’a donné un mari, c’est sous la forme théâtre et ça vous entraîne le périnée (pour pas se pisser dessus, quoi).

Une fille du feu ça commence comme ça :

« Chère opinion mondiale, je voudrais t’informer
du fait méconnu numéro un : on n’est jamais grosse
sans être un peu une héroïne. C’est une vérité que va
apprendre à ses dépens la femme qui se dirige vers
moi, visant le tabouret en face du mien avec un air
d’égarement buté, et mettant à s’y diriger plus de
détermination et plus d’énergie que nécessaire,
comme s’il s’agissait d’un objectif difficile à rallier.
J’identifie tout de suite une ennemie, une forgeronne
privée de machette mais bourrée de passion explosive
et d’intention de nuire, ce qui ne m’empêche pas de
décroiser les jambes, histoire que lui parvienne le
meilleur de moi-même, mon odeur en surchauffe,
chargée d’informations personnelles et dérangeantes.
(…)

– Tu es kabyle ?
Et voilà, elle n’est pas plutôt arrivée qu’elle en est
déjà au contrôle d’identité. Dieux de l’adrénaline,
envoyez-moi des adversaires à la hauteur, par pitié.
Comme si elle avait entendu, elle m’attrape le gras du
bras, me palpe, me pince, un vrai tripotage de maqui-
gnon.
– Dis donc, t’es bien en chair, en tout cas.
Avec les grosses, personne ne se gêne : les grosses
ont tout de suite droit à la familiarité. Je ne réponds
pas mais lui saisis le poignet et l’abats sur le comptoir
comme s’il s’agissait de mettre fin à une partie de bras
de fer qui n’aurait même pas commencé.

allez, c’est tout pour aujourd’hui. bonne lecture pi à très bientot !

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« Ce que nous faisons dans la lumière » 25 janvier 2015

c’est mal traduit de « What we do in the light », mais en tout cas, c’est un projet de photos : quel sexe on fait dans les pornos, quel sexe on fait dans la vraie vie.

elles sont belles, ces photos

Sadie Lune & T

(un article ici qui les présente, : http://www.ourageis13.com/feature/alexa-vachon-photographie-le-sexe-dans-les-pornos-et-dans-la-vraie-vie/ )

 

 

 

navigating the kink community as a QPOC 6 novembre 2014

je reposte un article intéressant que je viens de trouver.

 »  The first time I went to a play party, it was a kink party. I was just looking around with no intention to play. A white woman asked if she could flog me [hit with a flogger, which is a multi-tasseled whip]. I was so surprised. I thought, “You’re a white woman telling me you want to whip me? Don’t you know what that means?”  « 

( traduction : la première fois que je suis alléE à une play party, c’était une party BDSM. J’étais juste là pour regarder, sans intention de jouer. Une femme blanche m’a demandé si elle pouvait me fouetter (avec un martinet). J’ai été tellement surprisE. J’ai pensé « tu es une femme blanche et tu es en train de me dire que tu veux me fouetter ? est-ce que tu sais ce que ça veut dire ? »)

 

The Play Party Survival Guide and Kink Toolkit for Queer People of Color
ELIXHER chatted with Ignacio Rivera, activist and sex educator, about combating shame and preconceived notions around practicing kink and navigating kink communities as a queer person of color.
 

deux ou trois pas sur cette corde raide 2 mars 2014

la gestion des agressions en milieu militant.

Un texte vient d’être publié, en français pour une fois (puisque quebecois), alors je saute sur l’occasion pour ouvrir ce sujet et mettre quelques liens.
le texte en question est ici :
premiers pas sur une corde raide :
« Depuis quelques mois, les dénonciations d’agressions sexuelles se succèdent à l’intérieur du milieu militant montréalais. […] Une des grandes forces du féminisme est bien d’ouvrir une porte qui nous permet d’interroger nos rapports, d’examiner leur ancrage structurel, en vue de s’affranchir des normes qui les régissent. Pourtant, nous ressentons que la situation actuelle bloque le débat : des tabous apparaissent, toutes les avenues semblent piégées. […] Nous allons donc tenter d’exprimer quelques réserves, pointer les dangers qui nous guettent, les dérives possibles, et surtout, tenter de rouvrir la porte. »

alors du coup, j’en profite pour mettre des liens vers d’autres textes.
un texte qui est paru cette année aussi, qui est plutot pour celleux qui s’interessent déjà pas mal au sujet (ielles font reference à des « courants de pensée » et des manières de faire, si on les connait pas, il vaut mieux commencer par lire des trucs qui les expliquent)
Accounting For Ourselves, Breaking the Impasse Around Assault and Abuse in Anarchist Scenes.
« Sexual assault and abuse continue to plague anarchist circles and spaces. In response, we’ve developed processes to hold each other accountable outside of the state. But why can’t we seem to get them right? This essay examines the context in which these community accountability models emerged and analyzes the pitfalls we’ve encountered in trying to apply them. To move beyond the impasse around sexual violence within our scenes, we need to challenge the idea of community itself and take our resistance in new directions. »


Revolution Starts at Home
: « The extent of the violence affecting our communities is staggering. Nearly one in three women in the United States will experience intimate violence in her lifetime. And while intimate violence affects relationships across the sexuality and gender spectrums, the likelihood of isolation and irreparable harm, including death, is even greater within LGBTQI communities. To effectively resist violence out there—in the prison system, on militarized borders, or other clear encounters with “the system”—we must challenge how it is reproduced right where we live. It’s one thing when the perpetrator is the police, the state, or someone we don’t know. It’s quite another when that person is someone we call a friend, lover, and trusted ally. »

bon, allez, pour l’instant c’est tout, parce qu’il fait beau alors je vais aller prendre le soleil. D’ici quelques mois, mon petit doigt me dit que plusieurs textes etatsuniens seront disponibles en français… en attendant, bonne lecture !

 

l’espace « safe » ne se fera pas tout seul – I 3 février 2014

je veux des espaces où j’ai envie de revenir. des espaces où je me sens bien. me sentir bien? tentative de description : ça veut dire sentir un peu de liberté (ne pas me sentir jugée et remise à ma place dès que je fais un truc) et d’espace, ça veut dire avoir l’impression que je peux un peu faire confiance aux gens autour, et savoir que personne est en train de bader* dans son coin. partager des moments chouettes avec les gens, apprendre. et surtout, savoir que les autres gens autour se sentent un peu pareil. qu’ielles sentent la liberté de faire ce qu’ielles veulent, qu’ielles ont l’impression de pouvoir faire un peu confiance à moi et aux autres gens qui sont là, qu’ielles n’ont pas envie que moi ou qqnE d’autre bade dans son coin.

ça commence à coincer, hein ? si les genTEs font ce qu’ielles veulent, à un moment ielles vont faire un truc qui va me blesser ou m’énerver ou quoi, et je vais bader dans mon coin. ou avec ma bande de copainEs. du coup on va partir énervéEs et rester ensemble.
enfin, jusqu’à ce que l’unE d’entre ielles dise un truc qui me blesse, et comme je suis déjà en train de bader, ça va juste me faire plus bader.
dans mon coin, toute seule.
ahem.
à moins que je choisisse mieux mes copinEs, que ce soit seulement celleux qui me font jamais bader.

?
vous y croyez, vous, à des copinEs avec qui vous avez jamais de désaccord, qui disent jamais un truc qui vous plait pas, qui vous blesse ou vous énerve ?

 

parfois, j’ai l’impression que la notion d’espace safe*, ou même d’espace safer*, c’est l’idée d’un espace libre de toute agression. un espace où jamais personne fait un truc qui va te faire bader. quand je vois ce qui me fait bader, et ce qui fait bader d’autres personnes, que parfois c’est des trucs complètement inattendus, je me dis que la seule possibilité de faire un espace vraiment safe, c’est de plus rien y dire. non, attends, de plus trop bouger non plus, y’a des gestes qui… et de plus rien y faire. non, attends, parfois y’a aussi des présences qui dérangent. alors finalement, euh, rester seulE chez soi, et surtout pas d’ordi, on pourrait tomber sur un article qui fait bader (celui-là, au pif. attention, cet article, sous couvert de lutter contre la grossophobie, est ignoble et totalement badant pour qui sait comment ça (ne) marche (pas) les régimes. j’ai passé plusieurs heures dans un état de semi-panique après avoir lu ça).
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ou alors, on se dit que peut-être, des « espaces où j’ai envie de revenir », c’est autre chose. qu’il n’y a pas d’ « en-dehors » libre des oppressions qu’on vit au quotidien. c’est quoi, qui fait que j’ai envie de revoir mes amiEs quand ielles m’ont blessé, et pas le vague pote d’unE pote ? ou même, c’est quoi qui fait que j’ai envie de revoir certainEs amiEs même quand ielles me blessent souvent, et que d’autres, à un moment je laisse tomber ?
je sais pas vous, mais moi, c’est parce qu’avec ielles, on trouve un moment pour en causer, on s’explique, et on réfléchit à comment ça peut ne plus arriver. et après, on construit là dessus, et on fait réellement en sorte que ça n’arrive plus. enfin, on essaie.
et vous, c’est quoi qui fait que vos amitiés elles durent malgré les moments où on se fait mal ?

 

à chaque fois qu’on se fait mal, et qu’on réussit à en parler, passé le moment super dur (on a peur de dire ce qui va pas, on a peur d’en vouloir à l’autre ou qu’elle nous en veuille, qu’on soit plus amiEs, qu’elle nous juge, enfin tout ça quoi.), à chaque fois, je suis tellement contente que ça se soit passé. à chaque fois, j’ai l’impression qu’on a construit plus de confiance, qu’on a grandi toutes les 2, qu’à force de discussion et de réflexion chacune de son coté, on a transformé les critiques en un truc positif et excitant. (bon, c’est sur, c’est parce que j’aime bien me regarder le nombril et travailler à le transformer en un truc plus satisfaisant…)
quand on arrive pas à en parler, par contre, c’est autre chose… même si on passe à autre chose, qu’on continue à construire un truc, qu’on fait comme si c’était passé, bin ce truc là il reste. soit que t’arrives pas à dire ce qui t’a fait du mal, soit que tu sentes bien que t’as merdé mais que tu peux pas avancer si ielle te dit pas ce qui allait pas. ça reste là, en travers de la gorge, hein?

 

non, bon, c’est pas vrai tout le temps (ça se voit, que je pense en même temps que j’écris ?…). parfois y’a des gens avec qui j’ai jamais trop ce genre de conversation, et on est quand même amiEs longtemps. alors c’est quoi ? je crois que là du coup, c’est que quand je suis blessée/énervée par un truc qu’ielles font, je finis par comprendre d’où ielles partent en faisant ça, pourquoi, c’est quoi la logique, qu’est-ce qu’il se passe pour ielles, et qu’au final, à force de les comprendre, j’ai perdu tout énervement, je vois ce qu’il se passe pour moi, ce qu’il se passe pour ielle, et puis hop, on passe à autre chose, c’est cool, je nous connais mieux. bon, c’est pas la même version de l’événement ou de la vie, quoi. une grande conversation est-elle nécessaire? bin non, ielle est comme ça, à prendre ou à laisser. à moi de faire des choix.
si je devais avoir des grandes conversations dès que quelqu’unE fait un truc qui me déplait, j’aurais plus trop le temps pour faire autre chose…
et aussi, « avoir une grande conversation », pour dire voila ce que tu as fait là bin ça va pas, ça veut dire demander à l’autre de changer ce qu’ielle fait pour que ça n’arrive plus. et si je devais changer à chaque fois qu’un truc que je fais ne convient pas à une personne, bin j’aurais plus le temps de faire autre chose, ni d’ailleurs d’estime de moi… je veux bien changer, si je trouve que ta critique est légitime, si c’est un comportement que moi aussi je juge pas correct (une fois que j’ai compris hein, parce que y’a des fois, je suis quand même bien d’abord sur la défensive et il faut du temps, que ça macère, pour que je trouve que t’as raison, c’est pas correct). mais y’a des fois en fait ou même après avoir réfléchi, bin non, j’ai pas envie de changer ça, ou alors c’est pas possible de changer ça maintenant ou comme tu me le demandes (typiquement, dans un couple, c’est ce qui me fait vraiment bader pour le coup. chériE, j’aime pas comment tu, allez, au hasard, j’aime pas comment tu manges. oh d’accord mon amour, je vais changer toutes mes habitudes quotidiennes pour ressembler à la personne idéale que t’as dans la tête). je suis comme ça là maintenant, ça vient en package, c’est à prendre ou à laisser, et je comprendrais que tu choisisses de laisser.

 

bon euh voilà, ce texte s’annonce extrêmement long. j’étais partie sur les espaces safe, mais ce détour semble finalement important. on verra bien pourquoi ? je pense en même temps que j’écris, alors bon, c’est brouillon. mais pour une fois, écoute, on va faire un truc brouillon, et avec des mots simples, ok ?
du coup, ça sera le chapitre 1, et je vais même lui trouver un titre.
j’aimerais beaucoup, toi qui pense des tas de trucs à la lecture de ce texte, que tu me le dise. en commentaire, ou par mail, ou un truc, quoi. que tu sois d’accord ou pas, même si c’est un peu hors sujet, même si c’est juste une anecdote 🙂

 

 

vas-y, je vais mettre les edits de mon esprit en escalier, ici, dans l’ordre, plutot que d’editer le texte:
– en fait, si une amitié dure un certain temps et qu’on s’est jamais engueulé/dit des trucs qui nous l’avait pas fait/fait des critiques, je commence vite à trouver ça louche. c’est sûrement que l’1 des 2 est en train de s’oublier dans la relation, ou bien, qu’on arrive pas à se dire les choses. (enfin, que l’autre arrive pas à me les dire. si y’a des trucs qui me le font pas, je m’en rends bien compte, hein) (à moins justement que je sois en train de sacrément m’oublier, et là, purin, gros voyant rouge qui clignote, il faut se barrer!). en tout cas, ça me met pas en confiance, du tout. je commence à regarder tout ce que je fais, à paranoïer que l’autre le prend mal et ose pas me le dire, tout ça. ça vous arrive, vous, des trucs où jamais jamais y’a un problème ?

 

– y’a mille façons de se dire les trucs. c’est pas forcément « il faut qu’on parle, voilà, grand A grand B grand C ». ça peut être des vannes/des blagues, des métaphores et des trucs détournés, une bonne engueulade, y’a mille façons. y’en a certaines qu’on sait entendre, pi pas d’autres…

 

* des trucs à définir ?
-« bader » = je choisis un mot un peu vague exprès parce que ça recouvre plein de choses. disons, en gros, me sentir mal, pas bien. ça peut recouvrir plein de réalités, selon les situations. pour formuler autrement le truc, « j’ai pas envie que y’ait des gens dans cet espace qui se sentent pas bien » ? puis en fait au cours du texte je propose des exemples ou d’autres termes. on y reviendra plus en detail dans le chapitre II 😀
– « espace safe » : bin c’est justement ça la question. c’est quoi, un espace safe ? est ce que c’est souhaitable ? comment on le fait ? « l’espace safe » c’est une notion que j’entends dans des milieux féministes, disons, qui veulent que nos espaces de vie, d’activités (un collectif d’habitation, un lieu de soirées, un événement, etc) soient « safe ». parfois c’est traduit mais les traductions sont encore plus pourries et recouvrent des notions plus spécifiques. le terme utilisé pour un débat general je trouve c’est quand meme souvent « espace safe ». « safer » ( = « plus safe ») c’est une notion qui prend en compte l’idée que l’espace ne peut jms être totalement safe, et qui veut qu’il soit quand meme, moins pourri, un peu plus safe.

 

tu m’touches 14 septembre 2013

en hommage a la conjoncture actuelle

note : c’est un texte de cul, _ça va pas plaire a tout le monde. il y a de la violence, elle est consensuelle, négociée, voulue par tout le monde impliqué. si t’as pas envie de lire ça, bin lis pas.

 

Tu m’touches.

Ton poing, ton genou, tu m’touches.

Ton poing dans ma gueule, ton genou dans mon ventre

tu m’touches, tu m’coupes le souffle.

Vo-lu-ptu-eu-sement.
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culture du viol et asexualité 19 mars 2013

je suis (enfin, j’étais) en train de lire « le cycle des gloria », une anthologie qui regroupe 4 des polars qu’Andrea H. Japp* a écrits.  J’étais assez fan de cette auteure. Le premier livre que j’ai lu d’elle (et relu récemment), Entretien avec une tueuse, contient, en vrac : une pute trans qui élève une ado paumée, une enquêtrice surdouée et surentrainée qui vole ds les supermarchés et se fout d’un peu tout, et des gens qui la respectent. J’en étais même à la soupçonner vaguement de féminisme. Là j’étais ravie, l’enquêtrice Gloria Parker Simmons de ce cycle de 4 livres est une mathématicienne misanthrope et géniale. ça allait être top.

C’était sans compter la culture du viol.

ça commence plutôt bien. (more…)