wandering queer

brouillon, dans le désordre et au crayon gris

entrechoquer nos penchants 6 mars 2012

…épuisée, pas assagie.      Je suis
avide de nos chairs avariées ;        je veux
engloutir, déguster, nos ventres sans répit
construire nos rêves nos utopies
les glisser dans les interstices.

Je veux revoir encore une fois
le ricochet acidulé de nos nuits
Nous vivons dans l’oubli de nos métamorphoses.
Je veux encore une fois
    entrechoquer nos penchants
    faire basculer nos mouvements
– insatiable –
    délier les attirances bancales
    rapprocher nos errances
    construire des liens par milliers.
Nous cacherons l’idée de la liberté dans les plis.

les yeux grands ouverts,
plus gros que nos ventres amers,

Je veux revoir encore une fois
    s’entrechoquer nos penchants
  découvrir la puissance du partage
  construire nos utopies sans répit
  nos rêves
    les cacher par milliers dans les plis
    de nos corps en trêve.
Nous vivons dans l’oubli de nos métamorphoses.

Je veux revoir encore une fois
    le tremblement de vos sueurs
    apprivoiser, gloutonne, les gouttes qui pèsent sur nos chairs amorales.
engloutir nos ventres sans répit.
  J’ai soif,
    vite,       je veux

Sur la langue nous garderons
le goût piquant de nos erreurs
et nos rêves par milliers dans les plis
ricochets acidulés de nos nuits.

 

 

J’sais pas si c’est très clair dans le texte, mais moi c’est à ça que je pense, alors je me sens obligée de clarifier un peu ici : c’est à propos d’être militantE à plein temps (et que parfois, on a besoin d’une pause) – les « rêves » que j’évoque, c’est pas des rêves d’amour ou de chépaquoi, mais bien nos utopies politiques. Je veux bien des retours en commentaires sur ce que ça vous a évoqué, si vous y aviez vu ces utopies là ou pas.

Ce texte aussi est issu d’un atelier (de janvier), mais là, le dispositif est trop complexe pour que je le détaille ici. En gros, ça nous a pris toute la journée, à coup de petites consignes, de ratures, de partages, de vols de trucs chez d’autres, etc etc… Et on a eu 2 versions à la fin, que j’ai mixées ici. Ah si, quand même : au tout début, on est partiEs des « 10 mots », à la base c’est un truc du ministère, les nuits du slam s’en servent aussi, bref, moi j’avais « penchant ».

Et du coup y’a aussi ce truc que moi c’est parti de penchant, ça penche, on est torduEs, et j’ai un penchant pour les genTEs torduEs. Mais en fait je crois que ça se voit pas du tout au final, si ?

(Si vous voulez en savoir plus sur l’atelier, n’hésitez pas à m »écrire)

 

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