wandering queer

brouillon, dans le désordre et au crayon gris

ecriture automatique 4 juin 2010

Je crache ma bile débile je crois qu’elle jubile à l’idée de me voir débiter mes idées débiter en morceaux ces idées je compte bien au comptoir j’habite le comptoir de bar reprendre un verre pilier de bar épilé je suis verre pilé j’avale pour mieux cracher sang la vérité si je mens débiter pensées imbitables doutes indubitables je m’attable me mets à table je crache et débite vite vite avant que ça refroidisse tu me refroidis ton regard noir qui t’empêche de voir le fond de mes pensées noyées dans mon gobelet gober mes pensées débitées hachées en petits morceaux en purée pour mieux te les faire avaler mensonges indubitables imbitables imbuvables et pourtant bois bois avale jusqu’à la nausée vaille que vaille il faut noyer dans l’océan sombre de mes pensées la nausée jusqu’ici j’ai pas osé te dire te le cracher le fond de mes boyaux arracher la peau à vif tu kiffes ? Moi ça me fait gerber nécessaire vérité nettoyage d’estomac au karsher le lavage enfoncer un tuyau d’arrosage  par le trou au fond de mon bide faire le vide tout déverser tout renverser te reverser le fond de mes pensées pansements flottants dans l’océan noyés perdus trop tard il fait noir il faut voir les entrailles vaille que vaille.

 

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