wandering queer

brouillon, dans le désordre et au crayon gris

pourquoi ne pas avoir d’enfant. 19 mai 2010

Je viens d’apprendre par un article des Inrocks qu’il y avait des rassemblements de « non-parents ». L’article est très drôle et c’est chouette, mais ça me donne envie de donner des infos un peu plus complètes sur le sujet. Et aussi mes raisons à moi (il me semble qu’on entend toujours les mêmes raisons, qui sont hyper partielles).

Déjà, quelques liens :
– émission d’arte radio « no kidding », temoignages chouettes.
– « l’embarras du choix », très bon documentaire sur les femmes sans enfants (on peut le commander sur le site de la maison d’édition, associative et indépendante)
– un site que je viens de trouver donc je garantis pas le contenu, j’ai pas lu http://mamannonmerci.blogspot.com
– le livre « no kid » de Corinne Maier (40 raisons de ne pas avoir d’enfant), pareil, je sais pas ce que ca vaut.
– et une interview courte mais interessante (et qui donne un peu de biblio) de la meme Corinne Maier.

ensuite, je vais tenter de faire la liste des raisons pour lesquelles je n’aurai pas d’enfant.

en fait, il y a deux thèmes. D’une part, je ne veux pas faire d’enfant, as in « procréer ». D’autre part, je ne veux pas être mère, as in élever des enfants (en tant que femme). Mais essayons d’abord de nous convaincre de faire des enfants. (nb: attention, cet article va être super hétéro-centré. Et oui, car qui fait beaucoup d’enfants aujourd’hui sans y penser ou passer par le parcours des combattantEs pendant des milliards d’années, ce qui donne le temps de réfléchir, qui qui? Et oui, les hétéros ! donc je me sens vachement moins le besoin de m’adresser aux autres là-dessus, hein)

pourquoi faire des enfants ? (8 fausses bonnes raisons)

parce que j’aime tellement fort mon/ma chéri-e qu’on veut faire un truc qui nous ressemble à tou-te-s les deux : faites plutôt un gâteau. si vous avez besoin de dépenser vos sous quelque part, achetez une piscine. si vous avez besoin d’un projet en commun, montez une asso. si vous avez besoin de jouer à faire un mini-truc vivant à qui vous donnerez le meilleur de vous même, offrez-vous un chien. non sérieux. Créer une personne pour qu’elle nous ressemble ? vous appelez ça altruiste ? vous appelez ça une bonne raison ?

si vous n’arrivez pas à vous contenter de trouver au quotidien que ce que vous vivez vous rend heureux-ses et est unique et magnifique et blabla, faites un projet en commun. un truc qui servira à d’autres gens. Pas un truc où vous en prenez pour 20 ans et finalement ille n’aura pris que les mauvais cotés de chacun-e de vous, et ne vous aura aidé qu’à voir les mauvais cotés de l’autre…

parce que j’ai envie de me survivre, un peu. bon, déjà, si t’en es à me donner cette raison, c’est que t’es un peu honnête. mais du coup c’est taré. C’est une forme de megalomanie Jules Césarienne qui te pousse à l’immortalité ? Ecris plutôt un livre ; paie toi une sculpture de toi-même. Demande-toi pourquoi tu veux te survivre. Demande-toi pourquoi tu ne pourrais pas faire des trucs ici et maintenant qui te rendront inoubliable (faire du bien aux gens que t’aime et qui existent déjà, par exemple)

pour donner un nouvel élan à notre couple. C’est la prochaine étape normale, après toutes ces années ensemble, maintenant qu’on est poséEs. Oui bin pose-toi la question. est-ce que c’est un projet que tu VEUX avoir pour les 20 prochaines années, ou est-ce que c’est ce qu’il est normal de faire. Est-ce que tu t’ennuies tellement avec ellui qu’il faut une troisième personne pour mettre un peu de piment et d’intérêt ? Devenez polyamoureux/ses !!haha.

c’est naturel / c’est les hormones /etc. attends, pardon, laisse-moi rire. hahaha. ça y est, ça va mieux. bon, alors, chasser le mamouth c’est naturel. Faire un enfant par an à partir de tes règles (15 ans ?) et presque tous les voir mourir, mourir à 30 ans toi-même, manger des racines, mourir de froid l’hiver, passer sa journée à essayer de trouver à manger ou se battre pour un territoire, c’est naturel. Par contre, aller à la piscine, se balader en voiture, jouer aux cartes, prendre la pilule, fumer, lire, internet, pas trop. Tu me rappelles quand tu fais des trucs dans ta vie parce que c’est naturel, d’accord ?

j’ai envie de voir grandir un enfant. Oui, je comprends. les enfants c’est épatant. Moi aussi je les aime. Figure-toi qu’il y en a déjà plein autour de toi. Commence par t’investir dans l’éducation, à aider des mères seules qui en chient et peuvent pas se payer un-e babysitter, crée une école pour qu’il y aie moins d’enfants par classe et que le système d’éducation soit moins pourri, prends le temps de t’investir dans l’éducation de ta nièce, passe des aprèms avec l’ado en bas de chez toi qui sait pas trop quoi foutre. C’est beau aussi de les voir grandir, celleux qui existent déjà.

je veux transmettre mes valeurs. Moi aussi, figure-toi. En plus de tous les trucs du point au-dessus, tu peux : écrire des livres/un blog, faire des discut’, organiser des rencontres, transmettre aux personnes qui existent déjà. Aller faire des ateliers dans les écoles, faire du babysitting, organiser une colo, tracter dans la rue, faire de la politique, faire de l’art, parler avec tes ami-e-s, parler avec des inconnu-e-s…

je peux pas faire ça à mes parents, illes veulent des petits-enfants. mouhahahahah. elle est bonne celle-là. c’est un peu comme si je te disais, je sais pas, j’ai envie de me bourrer la gueule gratos, tu veux pas te marier s’il te plait. ou bien, j’ai envie de faire un reportage sur un-e handicapé-e, tu veux pas avoir un accident s’il te plait ?…

je ne veux pas vieillir seul-e. Je comprends. ça me fait flipper aussi. est-ce que pour autant je vais créer un être dans le but unique d’avoir un-e aide à domicile plus tard ? Avec tout l’argent dépensé pour le/la faire grandir (entre 100 et 300 000 euros par enfant, cf l’interview de Corinne Maier plus haut), tu peux largement économiser pour te payer un-e aide à domicile à temps plein. Ou bien, trouver dès maintenant des formes de vieillir qui te tentent (tu connais le projet des babayagas ?…)

– ça y est, on commence à avoir fait le tour ? si t’as d’autres raisons, n’hésite pas, ça m’intéresse.

bon, alors passons à la suite

ne pas créer un enfant

c’est facile: y’en a déjà plein. Si j’avais pas peur que ma blague ne passe pas, j’aurais envie de dire : c’est facile, comme pour le reste, on sous-traite ça aux chinois! … mais je ne le dirai pas.

Par contre, sans rire. On a déjà un peu vu en quoi les raisons de faire un enfant à toi, la chair de ta chair, me paraissent souvent en fait des mauvaises raisons (narcissicisme, peur de la mort, fausse solution pour faire vivre un couple qui devrait pas avoir besoin de ça…). Mais la raison ultime pour moi, c’est si quelqu’unE a vraiment de bonnes raisons de vouloir élever un enfant, pourquoi en fabriquer un de plus, à partir de rien, alors que y’en a déjà plein, partout, qui pendant ce temps-là ont une vie qui mérite même pas ce nom.

Je sais que l’adoption internationale c’est difficile et long, en même temps, je connais des gens qui ont essayé d’avoir un enfant « par les méthodes naturelles » pendant plus de 5 ans, et puis on compte pas ici les gens qui font une FIV, etc… Et en France aussi, y’a plein de petites personnes qui voudraient bien sortir de leur situation de merde. Et y’a aussi toutes les solutions intermédiaires, je connais pas plus que ça les systèmes et les noms exacts, mais les trucs genre famille d’accueil où tu t’engages pas pour toujours, et par contre t’aide des gamins qui sinon auraient jamais trop trouvé d’adultes avec qui grandir bien.

Et là, je suis même pas rentrée dans les arguments « dénatalistes » de décroissance, que on est trop sur terre pour se nourrir. Parce que ça j’y crois pas. Y’a largement assez pour tout le monde, et la raison pour laquelle la majorité des gens en chient pour trouver de quoi vivre, c’est un problème de (re)distribution, pas de production. Il y a trop à manger, et largement de quoi se loger, sur terre. Si on arrêtait de spéculer et de fermer les frontières, la donne changerait. Si vous voulez rentrer dans ce débat, je vous trouve des références sérieuses.

Même si je suis bien d’accord que ici dans notre partie du monde, faire des enfants ça augmente les dépenses de consommation de façon exponentielle. Evidemment bouffe logement éducation, mais aussi tout… Toute l’énergie qu’on peut passer à faire des trucs un peu décroissants, ou de simplicité volontaire, quand on n’a pas d’enfants, bin croyez-moi, quand on en a, on a très vite plus l’énergie… On fait des lessives tous les jours, avoir une voiture devient « nécessaire », on a plus le temps de cuisiner des trucs locaux de saison, etc etc…

ne pas élever un enfant
(je vous avouerais qu’après cette longue pause repas, j’ai le cerveau un peu embué… on va donc aller à l’essentiel)

1. je ne veux pas être parent.

je ne veux pas faire un projet d’enfant à deux et avoir ensuite une chance sur deux ou trois de me retrouver à l’élever seule (si l’autre parent est un homme ; si c’est une femme de toutes façons seule l’une de nous deux sera considérée légalement « parent » et l’autre peut toujours aller se faire voir, on y reviendra en conclusion), parce que c’est ce qui se passe. Je crois que si j’étais un homme, je voudrais pas non plus faire un projet d’enfant à deux (là encore, avec une femme, voir plus bas) et avoir une chance sur deux ou trois de me retrouver à ne pas du tout l’élever (disons que si ça se passe mal avec la mère, il y a peu de chances qu’on trouve un accord amiable, et donc je pense de fortes chances que les tribunaux donnent la garde à la mère).

je ne veux pas lier mes projets de vie avec ceux d’une autre personne (le/la coparent-e) pour 20 ans : qu’on soit ensemble ou pas, on devra si on veut élever l’enfant ensemble habiter dans le même pays, si possible la même ville, se mettre d’accord sur un plan d’éducation ; on aura toujours, plus ou moins volontairement, un regard sur la vie de l’autre, et on y portera un jugement ; les choix de vie de l’un-e affecteront l’autre à travers l’enfant.

je ne veux pas lier pour toujours ma vie à celle d’une autre personne (cette fois mon enfant). Ça c’est un choix très personnel et je comprends que d’autres veuillent faire le choix inverse, mais je ne veux pas que mes choix de vie, les risques que je prends, etc, affectent d’autres personnes que moi à ce point-là. en gros, je veux être libre de crever si ça me chante (mes amiEs à enfants, par exemple, ont arrêté de faire du stop). De même, je ne veux pas que quelqu’unE pense la même chose vis-à-vis de moi (je ne veux pas que mon/a gamin-e aie refuse de prendre des risques pour ne pas me faire de peine).

2. je veux encore moins être mère…

…vu ce que ça représente d’être mère pour une femme aujourd’hui. Non, mon corps n’est pas fait pour ça, non, je ne répondrai pas à vos attentes, oui, je peux être une femme sans être mère.

non, je ne me taperai pas une double journée de boulot, non, je ne passerai pas la majeure partie de mon temps à faire ce travail-là, mère, qui n’est reconnu nul part et est à la fois hyper dévalorisé (tu es femme au foyer ? tu as de la chance, tu dois avoir plein de temps pour glander !) et une injonction constante (si tu n’as pas d’enfant ou si tu n’en fais pas ton activité principale, tu n’es pas une vraie femme/pas une bonne mère).

oui, je veux faire d’autres choses de ma vie. non, ce n’est pas de l’égoïsme.

et puis même si ça en était… j’ai vu des femmes, trop nombreuses, tout sacrifier pour leur(s) enfant(s), oublier, ne même pas savoir qu’elles avaient le droit à une vie, pour elles. c’est au moins autant pour elles que pour moi que je me dois, en tant que femme, d’avoir ma propre vie.

Et puis, le jour où on demandera aux hommes autant qu’aux femmes s’ils veulent avoir des enfants quand ils ont 15 ans puis constamment jusqu’à ce qu’ils atteignent 40 et alors on commence à leur demander s’ils ne regrettent pas de ne pas en avoir eu, où on leur demandera s’ils en ont lors d’un entretien d’embauche, et qu’ils paraîtront suspects s’ils n’en ont pas, et pas embauchables s’ils en ont, le jour où on arrêtera de me faire chier à longueur de journée en me traitant d’immature, en m’assurant que ça changera, en s’immisçant dans ma vie privée et en se permettant de la juger dès qu’on parle de mon désir de non-maternité, ou bien le jour où on fera la même à mes potes mecs ; le jour où la contraception ne sera plus considérée comme étant un problème de femmes, le jour où un avortement ne sera plus l’occasion de porter un regard culpabilisant sur la meuf qui, c’est sur, adore se prendre un aspirateur dans la chatte, le jour où mes potes mecs se renseigneront en vrai pour les méthodes de contraception masculine (qui existent, si, si), alors ce jour-là, peut-être, ma position changera.  Le jour où on parlera d’infanticide dans des termes mesurés et qu’on essayera de comprendre ce qui pousse des femmes à faire ça, le jour où on ne les appelera plus « mères », le jour où l’avortement sera accessible, réellement, à toutes, le jour où l’information sur la contraception sera diffusée de manière complète, respectueuse de la sexualité de chacune et individualisée, le jour où « l’heure des mamans » sera « l’heure des parents », le jour où…

et puis de toutes façons…
… je n’aurai pas d’enfant tant qu’il me faudra être hétéro pour ce faire.

Parce qu’il ne faut pas se leurrer, la plupart des grossesses, encore aujourd’hui, arrivent « par hasard ». Et pendant que des centaines de nanas hétéros se retrouvent dans la merde, toutes seules pour avorter, ou toutes seules pour avoir peur d’oublier la pilule, ou toutes seules, plus tard, pour élever les gosses, des centaines de gouines, de trans’ et de pédés rêvent d’avoir un enfant, mais de « la chair de leur chair » ou bien adopté, ça n’arrivera jamais. tant que l’adoption ne demandera pas les mêmes conditions en fonction de son orientation sexuelle, tant que le deuxième parent ne sera pas reconnu pareil en fonction de son sexe, tant que la procréation médicalement assistée ne sera pas rendue accessible à touTEs, tant que les lois, les coutumes et les gens ne traiteront pas les familles  de la même façon quel que soit le sexe de leurs parents, tant qu’il faudra mentir à la loi et au quotidien quand on est des parents pas hétéros, et de toutes façons tant qu’il sera plus simple pour des hétéros que pour les autres de tomber enceintEs (autant dire…), je ne ferai pas d’enfant, et je ne serai pas parent.

edit : je viens de (re)trouver cette chanson parfaite.

 

9 Responses to “pourquoi ne pas avoir d’enfant.”

  1. Sucrette en mousse Says:

    L’émission Un Temps de Pauchon est consacrée cette semaine à la fête des non-parents dont parlait l’article de rue89. J’en ai juste entendu un bout aujourd’hui mais les émissions sont mises en ligne tous les jours sur le site officiel pour suivre ça :
    http://sites.radiofrance.fr/franceinter/em/untempsdepauchon/index.php

  2. grunen Says:

    Avoir des enfants :
    – pour regarder « midi les zouzous », construire des cabanes, acheter du nutella et jouer au lego (voire au lego technique !)
    puis :
    – pour jouer à la playstation, refaire des maths et de la physique au taquet et leur faire écouter tes vinyles 80’s en matant leur mine dégouté
    puis :
    – pour leur faucher leur herbe (mais pas leur petit ami quand même :p) et les emmener voir l’océan indien en passant par la mer.
    Sont-ce de bonnes raisons ?

    Est-ce que la bonne raison pour avoir des enfants c’est qu’il n’y en a aucune ?

    • stupidfrog Says:

      m’amour, tu sais, tu peux faire tout ca avec tes amiEs aussi. hihi. (des grandEs, ou les enfants des autres – j’t’en prete 1 ou 2 quand tu veux…)

      moi personnellement je m’amuse beaucoup avec le nutella, ai de serieux projets de cabanes, et n’attendrai pas d’avoir des enfants pour trouver une excuse pour re-re-regarder telechat et les barbapapa😀
      bon, ok, j’avoue, je fais aussi des exos de maths pour le plaisir, mais toi, tu me forces a ecouter tes vinyles 80’s en esperant une mine degoutee (et ca marche aussi!).

      quant aux choses qu’on fait precisement parce qu’il n’y a aucune bonne raison de les faire, j’ai une petite liste dans ma poche, je peux t’en preter quelques unes si tu es a court d’idees hehe…😉

      • grunen Says:

        Ce qui me fait marrer dans ces courants de pensées anti-procréationniste, c’est que :

        – il y a l’argument écolo : faire des enfants pousse à la surconsommation, surtout un enfant né en occident.

        – il y a l’argument anti-écolo : je fais pas gaffe à l’environnement parce que je ne participerai pas à la formation des futures générations.

        Il y a l’altruisme :
        – je ne fais pas d’enfant pour pouvoir m’occuper des autres, pour pouvoir adopter, pour me consacrer à Dieu.

        Et l’égoisme :
        – je veux pas m’occuper d’une tierce personne aux dépens de mes propres envies.

        Concernant l’homosexualité :
        – Il y a des mouvements qui luttent en faveur de la procréation au sein des couples homosexuels.

        – et il y a toi qui argumente en faveur de la non-procréation car les couples homosexuels n’ont pas les mêmes droits en la matière.

        Tout ça est très contradictoire. J’ai du coup tendance à me dire : cette question n’est pas rationnalisable.

        Ce qui m’agaçe, c’est ce qui pourrait m’agacer dans les discours natalistes. Quand ça touche à des choix de vie personnels, j’aime autant qu’on ne me fasse pas la leçon.
        Mais Je comprends qu’il faille rééquilibrer la balance pour celles et ceux qui ont choisi de ne pas faire d’enfant et qui subissent une pression familiale et sociale autour de ça.

        Après pour ce qui est d’avoir des enfants sans procréer, il me semble qu’il est souvent plus facile pour les couples avec enfant d’avoir accès à l’adoption ou au statut de familles d’accueil.

  3. grunen Says:

    Bon, je solliloque…..Peut être aussi ça vaut le coup d’avoir des enfants qui ne soient pas éduqués d’une façon conventionnelle qui se fonde sur des archaïsmes de penser.
    Je vois bien pour ma part, que je le veuille ou non, que je me suis d’abord fondée en me fondant dans le discours de mes parents.
    Et ce que je combats aujourd’hui, ce sont précisément ces archaïsmes, non plus chez eux mais chez moi, car ces choses sont dans ma tête depuis l’enfance.
    J’aurais certainement gagné un temps précieux à ce sujet si j’avais été conçu par des parents plus conscients de toutes ces problématiques précédemment citées.
    Mon propre apprentissage, les rencontres, les prof, les présents débats n’auront jamais la même portée dans mon cerveau que mon éducation.

    • stupidfrog Says:

      c’est clair, je suis d’accord avec toi que les parents sont la plus grosse influence sur les modes de pensee de leurs enfants. disons que c’est pas pour autant que je vais creer de nouveaux etres humains juste pour qu’illes soient moins conNEs que les autres, tu vois ce que je veux dire ? par contre, passer du temps a devenir « adulte influentE » pour des enfants autour de toi, et leur offrir d’autres modes de pensee que ceux de leurs parents, ca me parait efficace et pertinent.

      (et puis tu solliloques en apparence, mais y’a des gens qui lisent ca, j’te jure !)

      • stupidfrog Says:

        …ou alors, on peut aussi faire des raids pour liberer les enfants comme on libere les nains de jardin : on va chez les gens qu’on juge conNEs, on leur pique leurs enfants, et on te les donne pour qu’illes aient des parents moins cons? huhuhu.
        (pardon aux lecteurices non avertiEs, ceci est une blague)

  4. Magenta Says:

    En tant que blogeuse responsable du blog Maman? Non merci!, je vous remercie de votre lien et vous assure que vous trouverez certainement du contenu pour vous plaire🙂


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